
Sale temps pour les humoristes !
Il fut un temps où la Médecine du Travail répertoriait comme métiers à risques les gendarmes, les convoyeurs de fond, les journalistes ou encore les sapeurs pompiers…
Elle peut à présent rajouter à sa liste les humoristes !
Car si les « satyres politiques » ne se sont jamais aussi bien portés, en revanche, la satire politique, elle, a très mauvaise presse auprès du pouvoir.
Pierre Desproges doit se retourner dans sa tombe : On ne peut même plus rire de tout, et certainement pas avec tout le monde !
Dans ce contexte « gestapiste », je ne vous cache pas que j’ai peur ! J’ai même très peur ! C’est que je ne voudrais pas perdre mon emploi… avec tous les réfugiés de l’humour que j’héberge en ce moment dans ma cave. Tiens, rien qu’en l’espace d’une semaine j’en ai encore récupéré deux !
Je ne voudrais pas non plus me prendre un contrôle fiscal comme Thierry Le Luron, ou un camion, comme Coluche !
Non pas que je sois particulièrement drôle, mais c’est que, moi aussi, j’ai parfois eu tendance à dire du mal des politiques, attaquant tour à tour leur physique, leur vie privée ou leurs états de service…
Alors, oui ! J’ai peur… Peur pour le contre-pouvoir humoriste, ce poumon vital de la République qui ressemble de plus en plus à la forêt amazonienne.
J’ai peur aussi pour mes collègues, comme Anne Roumanoff, l’icône subversive des canapés du dimanche…La malheureuse, elle va beaucoup trop loin ! Si j’étais elle, je ferais écrire mes vannes par Michel Drucker, histoire de ne pas gâcher toutes ces années de labeur à cause d’un mot malheureux.
Et, je n’ai pas honte de le dire : Philippe Val me fiche la trouille !
Déjà qu’il avait essayé de faire passer le goût de la satire à Charlie Hebdo avec des méthodes fortement contestées au sein même de la rédaction, entraînant démissions et licenciements, voilà qu’il remet le couvert sur France-Inter…Mais attention, Philippe : Tant « Val » la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse !
Et pour finir, j’ai terriblement peur que l’on remplace Porte et Guillon par Christian Clavier en alternance avec Bigard et Arthur…
Alors, au nom de la liberté d’en rire, et comme l’a fait le Général de Gaulle le 18 juin 1940, j’en appelle à TOUS les Français :
« L’humour a perdu une bataille, mais l’humour n’a pas perdu la guerre !
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance humoristique ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui nous parlerons à la radio.
Vive Guillon, vive Porte, et Vive l’humour libre !»
Salut et …peut-être à la semaine prochaine sur PlanetePeople et Goom radio…. ! ;-)
Fred Courtadon.
La caricature de Sylv'...



