Il y a des jours, comme ça… Roger Gicquel aura marqué de son empreinte l’histoire de la télévision.
Présentateur-vedette du journal télévisé dans les années 1970, il est décédé samedi des suites d’un infarctus, à l’âge de 77 ans.
Roger Gicquel s’était d’abord « une voix », et « un style » qui aura marqué plusieurs générations de téléspectateurs. Il deviendra célèbre pour sa phrase d’ouverture du journal de 20 heures le 18 février 1976 avec le fameux : « La France a peur », qui soulignait l’émotion provoquée par le meurtre du petit Philippe Bertrand par le tueur Patrick Henry.
Son grand successeur fut Patrick Poivre D’Arvor qui en lui rendant hommage, rappelle que Roger Gicquel avait été « le premier à personnaliser l’information avec des éditoriaux ».
Roger Gicquel avait décidé par lui-même d’arrêter le JT fin 1980. Il avait débuté sa carrière de journaliste au « Parisien libéré » en 1961 jusqu’en 1971, puis intègre le service d’information de l’Unicef, où il travaillera deux ans comme consultant.
Direction la radio et France-Inter où il présente la revue de presse, il devient ensuite Directeur de l’information à l’ORTF de 1973 à 1974. Il passera aussi par Europe 1 jusqu’en 1982.
De 1983 à 1986, il produit et anime l’émission « Vagabondages » sur TF1, au cours de laquelle il reçoit des personnalités du monde socio-culturel. Retour par la case « revue de presse » du week-end sur France-inter, de 1987 à 1994. Entre-temps, il revient à la télévision, sur France 3-Ouest, où il anime l’émission hebdomadaire « En flânant », qui prend fin en1997. Il s’était mis à écrire : « Tous les chemins mènent en Bretagne » (1998) et « Croisières et escales en Bretagne » (2007).
« Il était l’une des grandes figures du paysage audiovisuel français » : Frédéric Mitterrand.




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